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Togo

Travail de Carrefour au Togo

Au Togo, Carrefour International travaille avec des partenaires locaux pour promouvoir l’égalité des femmes par l’entremise d’une plus grande participation féminine à la gouvernance.

Les femmes sont conscientes de devoir unir leurs efforts pour faire progresser leur situation et qu’aucun homme ne va le faire à leur place.

- Elise Agounkey (GF2D-CRIFF)

Faits et chiffres

Nom officiel : République togolaise

Population : 6.3 millions d’habitants (ONU, 2013)

Capitale : Lomé

Superficie : 56 785 km2 (21 925 milles carrés)

Langues principales : français (officielle), langues locales

Religion principale : croyances indigènes, christianisme, islam

Espérance de vie : 57,5 (ONU, 2013)

Unité monétaire : 1 franc CFA (franc de la Communauté financière africaine) = 100 centimes

Principales exportations : cacao, phosphates, café, coton

RNB par habitant : 928 $US (ONU, 2013)

Politique

En 1960, le Togo a accédé à l’indépendance après une tutelle de l’Organisation des Nations Unies (ONU) administrée par les Français. Des élections démocratiques se sont tenues après l’indépendance, mais le premier président du pays, Sylvano Olympius, a été assassiné en 1963 durant un coup militaire.

Le gouvernement de 1963 qui lui a succédé a lui-même été renversé en 1967 par Étienne Eyadéma, connu plus tard sous le nom Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le Togo (tout en tenant périodiquement des élections qui ont été soit non contestées, soit qualifiées de frauduleuses par l’opposition et les observateurs internationaux) jusqu’à sa mort en 2005.

L’Union européenne (UE) a imposé des sanctions au Togo à la suite de la nomination de Faure Gnassingbé à la tête du pays, deux jours après la mort de son père. Le Togo a modifié à la hâte sa constitution pour lui permettre de prendre le pouvoir.

Au fil des ans, le Togo a fait l’objet de critiques continues en raison de ses antécédents relatifs aux droits de la personne, mais aussi de sa gouvernance politique. Les partis d’opposition ont organisé des frappes et de la désobéissance civile au cours des années 90 pour qu’un système multipartite soit instauré. Bien que les partis politiques aient été légalisés en 1991 et qu’une constitution démocratique ait été adoptée en 1992, le gouvernement a été accusé de supprimer l’opposition et de truquer les élections.

Faure Gnassingbé est réélu à la présidence du pays en mars 2010 avec 61 pour cent des votes. Le résultat fut une fois de plus contesté par les partisans de l'opposition. Pour la première fois dans l'histoire du pays, une femme faisait parti des sept candidats à la présidentielle. Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson est la président d'un parti d'opposition et un membre fondateur de GF2D, partenaire de CCI au Togo. Les premiers mois du second mandat de Gnassingbé ont été marqués par une série de décisions encourageantes en matière de droits de l'Homme: la ratification d'une loi abolissant la peine de mort, la nomination d'une femme à la fonction de juge à la Cour constitutionnelle et l'élaboration d'une politique d'égalité des genres.

En juillet 2013, des élections législatives ont eu lieu. Maintenant, quatre partis sont représentés dans la nouvelle assemblée : le parti présidentiel UNIR, qui détient presque le 2/3 des sièges, ensuite en deuxième il y a le collectif « Sauvons le Togo », ensuite la « Coalition Arc-en-ciel », puis en dernier l’UFC de M. Gilchrist Olympio détient trois sièges.

Économie

Après le rétablissement du régime constitutionnel et de la démocratie au Togo, l’Union européenne a levé les sanctions. En décembre 2007, l’UE a annoncé le retour à une coopération « entière et complète » avec le Togo.

Entre les années 70 et 90, les mines de phosphate ont constitué la force économique principale. Depuis 1990, l’industrie a cependant connu un recul en raison de la chute des prix mondiaux de phosphate et de l’accroissement de la concurrence étrangère. Le pays reste le 4e producteur mondial de phosphate.

L’économie est dans un repli depuis la dernière décennie. Le Togo dépend à la fois de l’agriculture commerciale et de subsistance, qui fournissent de l’emploi à 65 % de la main-d’œuvre. Le cacao, le café et le coton génèrent à eux seuls environ 40 % des recettes d’exportation.

Pauvreté

Le recul économique du Togo au cours des dernières années a eu des effets néfastes sur les niveaux de vie de vastes segments de la population. Selon l’Indice du développement humain des Nations Unies de 2013, le Togo se classe au 159e rang sur 182 pays, et au 44e rang parmi les 50 pays les moins développés au monde. Les données de la Banque mondiale indiquent que le revenu national brut (RNB) par habitant est de 928 $US.

La pauvreté demeure répandue, touchant environ 60 pour cent de la population. Dans les régions rurales la pauvreté s’est aggravée, et la pauvreté absolue existe en région urbaine, y compris autour de la capitale. Le faible niveau de financement public a causé un déclin dans les services publics essentiels comme l’eau, la santé et l’éducation. Selon des chiffres de 2013 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la durée moyenne de la scolarisation est 5,3 années. Parmi les personnes capables de lire et d’écrire, les femmes sont presque deux fois moins nombreuses que les hommes.

Droits de la femme

Les femmes constituent la majorité de la main-d’œuvre du Togo, mais sont loin d’avoir obtenu l’équité dans la société et les entreprises togolaises.

Le Togo s’est cependant doté d’un ministère de la Promotion Féminine et de la Protection Sociale. Ce ministère, en collaboration avec des groupes indépendants de femmes ainsi qu’avec des organisations non gouvernementales (ONG), mène une campagne active pour informer les femmes de leurs droits.

Par ailleurs, les groupes de femmes du Togo sont devenus plus forts et mieux organisés au cours des dernières années. Plusieurs ONG féministes travaillent maintenant à promouvoir l’égalité des genres.

Les femmes demeurent généralement exclues du processus de prise de décision. Un époux a le pouvoir légal d’entraver la liberté de travailler de sa femme et de gérer ses revenus, malgré la déclaration d’égalité des genres inscrite dans la Constitution.

Environ 12 pour cent de toutes les filles et les femmes ont subi la mutilation génitale (MGF). Pourtant, la Constitution protège les femmes et les filles contre cette pratique et le gouvernement a passé en 1998 une loi pour l’interdire.

Le gouvernement togolais a reconnu l’existence de la traite internationale des enfants, particulièrement des filles, qui sont vendues en vertu de diverses formes de contrats abusifs à long terme, s’apparentant parfois à de l’esclavage. Le trafic de personnes a souvent pour conséquence le déplacement des enfants vers d’autres pays d’Afrique occidentale ou centrale, particulièrement au Gabon et au Nigeria, vers le Moyen-Orient ou l’Asie.

 
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