Profil du pays

Ghana

Travail de Carrefour au Ghana

Comparativement aux pays les plus pauvres d’Afrique occidentale, le Ghana, riche en ressources naturelles, dispose de près du double du revenu par habitant. La majorité de sa population survit cependant grâce à l’agriculture de subsistance. Un peu plus de 40 pour cent des gens vivent dans la pauvreté absolue et plus des trois quarts de la population vivent avec moins de 2$ US par jour. Le Ghana fait face à des défis considérables en matière de santé, de réduction de la pauvreté et d’égalité entre les genres. En partenariat avec des organisations locales, Carrefour International travaille au Ghana en vue de contrer la violence domestique, et de promouvoir les droits de la femme et le développement rural.

J’apprends beaucoup et je crois qu’elles apprennent aussi énormément de notre expérience relative à l’adoption de la Loi sur la violence domestique au Ghana.

- Bernice Sam (WiLDAF)

Faits et chiffres

Nom officiel : République du Ghana.

Population :  25,5 millions d’habitants (ONU, 2013) 

Capitale : Accra

Superficie : 238 533 km2 (92 098 milles carrés)

Langues : anglais, langues africaines, y compris l’akan et l’éwé

Religion principale : christianisme, croyances indigènes, islam

Espérance de vie : 64 ans (ONU, 2013)

Unité monétaire : cédi

Principales exportations : or, cacao, bois d’œuvre, thon, bauxite, aluminium, minerai de manganèse, diamants

RNB par habitant : 1562 $US (ONU, 2013)

Politique

Le Ghana tient son nom d’un ancien royaume africain qui a existé durant 800 ans avant le XIe siècle. Avant l’indépendance, la région était connue sous le nom de Côte-de-l’Or.

Entre les XVe et XIXe siècles, la Côte-de-l’Or était un port important pour la traite des esclaves. On estime que, durant cette période, de 10 à 28 millions d’esclaves africains ont été transportés de l’autre côté de l’Atlantique à partir de la côte ouest de l’Afrique.

Le Ghana, qui a célébré ses 50 ans d’indépendance en 2007, a été le premier pays démocratique subsaharien d’Afrique coloniale à accéder à l’indépendance.

En 1966, un coup d’État soutenu par les États-Unis a permis de renverser le premier président du Ghana, Kwame Nkrumah, une figure importante du mouvement africain anticolonialiste et un adepte du panafricanisme.

Après une série de coups militaires qui a mené à une prise de pouvoir en 1981 par le capitaine d’aviation Jerry Rawlings, la gouvernance démocratique a été rétablie au Ghana en 1992.

À la suite des changements constitutionnels de 1992, le pouvoir est partagé entre un président, un parlement unicaméral, un conseil d’État et un pouvoir judiciaire indépendant.

L’élection de John Kufuor en 2000 a constitué la première passation de pouvoirs pacifique entre deux gouvernements élus au Ghana. En 2004, Kufuor a été élu président pour un deuxième mandat, après une élection que plusieurs ont qualifiée de bien menée et d’ordonnée.

Quatre ans plus tard, Kufuor n'est plus autorisé par la Constitution à se représenter aux élections présidentielles et c'est John Atta Mills qui est élu à une courte majorité en décembre 2008. Mills avait échoué deux fois aux élections précédentes. L'élection de Mills à la présidence du Ghana repose essentiellement sur ses promesses d'instauration d'une système de sécurité sociale.

Au cours de la dernière décennie, les programmes gouvernementaux de développement ont surtout porté sur la décentralisation et l’allègement de la pauvreté, avec une attention particulière pour le rôle central que jouent les femmes dans les ménages et dans la gestion des ressources.

Économie

Le Ghana est l’une des économies les plus performantes du continent africain.

Grâce à l’Initiative de 2004 d’aide aux pays pauvres très endettés (PPTE) de la Banque mondiale, suivie de remises de dette supplémentaires par des donateurs, la dette extérieure du Ghana, qui était d’environ 6 milliards de dollars en 2001, est maintenant presque complètement effacée.

Par contre, le fait de mettre sur le marché local du riz peu couteux, subventionné et provenant de l’Occident a eu un effet néfaste sur le gagne-pain des petits agriculteurs locaux. Ce nouveau riz, vendu à un prix moindre que leur riz cultivé sur place, a forcé plusieurs d’entre eux à se retirer des affaires.

L’agriculture est l’un des piliers de l’économie du Ghana, puisqu’elle représente plus du tiers du produit intérieur brut (PIB) et près de 55 pour cent de l’emploi dans le secteur structuré. Le pays dispose aussi de ressources naturelles diverses, y compris des gisements minéraux d’or, du minerai de manganèse, du pétrole et de l’essence. Deuxième producteur mondial de cacao, le Ghana fonde en grande partie son économie sur les exportations.  

Les mines constituent actuellement le plus important secteur économique, mais le Ghana a pour cela payé le prix fort. En effet, les compagnies minières installées au Ghana ont été trouvées coupables de violations relatives à l’environnement et aux droits de la personne, y compris de délits tels que la mise à feu de villages, la détention, le viol, l’intimidation et les attaques. La découverte en 2007 d'importants gisements de pétrole en mer a nourrit de grands espoirs de croissance économique mais l'exploitation de ces ressources n'est pas attendu avant plusieurs années.

Pauvreté

Depuis l’an 2000, le Ghana vit une période de stabilité économique et détient l’un des taux de réduction de la pauvreté les plus élevés d’Afrique.

La pauvreté au Ghana, qui représentait un peu plus de 55 pour cent en 1991, a chuté à 28,5 pour cent en 2007. Malgré cela, 78 pour cent des Ghanéens vivent avec moins de 2 $US par jour, tandis que 44 pour cent vivent avec moins de 1 $US par jour.

C’est dans les régions rurales que vivent 70 pour cent des pauvres du pays. La pauvreté rurale se caractérise par un accès limité aux services sociaux de base, à l’eau potable, aux routes, à l’électricité et à des téléphones. Il y a davantage de pauvres dans le nord du pays.

Selon l’Indice du développement humain des Nations Unies de 2013, le Ghana se classe au 135e rang sur 182 pays. Les données de la Banque mondiale indiquent que le revenu national brut (RNB) par habitant est de 1684 $US.

La faculté de prendre de bonnes décisions n’appartient pas à un seul genre. Les femmes doivent avoir leur chance.

- Rose Mensah-Kutin, Abantu for Development

Droits de la femme

Au Ghana, les femmes sont responsables de 55 à 60 pour cent de la production agricole. Comparativement aux hommes, elles travaillent au moins deux fois plus d’heures, allouent environ trois fois plus d’heures au transport de l’eau et des biens, et elles en transportent une quantité près de quatre fois plus grande. Plus de la moitié des femmes qui sont chefs de famille en région rurale ont des revenus qui les placent dans la tranche la moins nantie de la population, c’est-à-dire les 20 pour cent les plus pauvres.

La loi reconnait aux Ghanéennes des droits égaux à ceux des hommes dans toutes les sphères de la vie. Malgré cette apparente égalité des droits, les femmes sont beaucoup moins susceptibles que les hommes d’avoir accès à l’éducation et à une indemnité en cas de maladie, ou de pouvoir intervenir dans les décisions qui influent sur leur vie. Pour elles, la pauvreté se traduit par un taux élevé de mortalité infantile, des familles sous-alimentées et un manque d’éducation pour les enfants.

Le viol et la violence familiale demeurent des problèmes importants au pays. Ainsi, la législation introduite en 2007 vise à mettre un terme à la violence familiale au Ghana. Elle cible tout particulièrement les hommes qui sont habituellement violents envers leur partenaire.

La pratique de la mutilation génitale des femmes (MGF) constitue toujours un problème sérieux en dépit d’une loi la rendant illégale au Ghana depuis 1994. Ceux qui réalisent cette opération sont passibles d’une peine d’emprisonnement minimale de trois ans. La mutilation des organes génitaux de la femme est encore courante dans le nord du pays, là où elle était généralisée avant l’interdiction. Il y a cependant peu de poursuites liées à cette pratique.

On estime à près de 5000 le nombre de femmes encore victimes de l’esclavage au Ghana. Parmi les formes d’esclavage moderne pratiqué au Ghana, on retrouve le travail contractuel et à long terme des enfants ainsi que l’exploitation sexuelle à des fins commerciales.

Le passage d’une conception intellectuelle de la diversité à un apprentissage concret de celle-ci par le biais d’un vécu en vaut vraiment la peine.

– Peter Hayes, AIDS Committee of London (ACOL), partenaire canadien de CCI
 
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